Des portes qui laissaient entrer le voyageur dans la ville jusqu’au début du XIX eme siècle,

Il n’en reste plus rien. Seules subsistent quatre tours et de nombreux pans de murailles encore visibles le long des boulevards extérieurs. Comme ceux qui viennent d’être mis au jour à l’entrée de la rue Thénard.

la-porte-saint-antoine-coll-sas-bis.jpgLa porte Saint Antoine (Coll SAS)

La porte Saint Antoine : Jacques Rousseau dit de cette porte : Elle a encore moins d’avantage que celle de Saint Didier, toute sa force consiste en un double fossé qui est au devant de deux terrasses qui l’environnent, un corps de garde et quelques murailles en bas, à la faveur desquelles on peut estre à couvert de la veüe des ennemys et d’où pourtant on peut les combattre. Elle a aussi sa grille, ses tours et une chambre au dessus pour retirer les bourgeois quand ils montent la garde. On l’appelle la Porte des Chanoines à cause que ce sont eux qui la gardent en temps de guerre.

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La porte Notre-Dame en 1828 (Coll SAS)

La porte Notre-Dame : Elle était devancée de deux ponts levis qui enfermaient un corps de garde. Deux terrasses le couvraient et deux grosses tours soutenaient la porte. Rousseau précise encore qu’au dessus est une grande chambre avec quatre tourelles à chaque coing et leurs chapiteaux couvertz d’ardoises pour tenir les soldatz et leurs armes la nuict pour la garde en temps de guerre. De la même chambre pend une grille dont l’aspect donne l’effroy. Elle est de bois quarré et des pointes de fer qui n’assomment pas seulement ceux qui s’y trouvoyent dessous, mais font encore une barricade à tous les escadrons qui s’empresseront   d’entrer. Le seul feu peut la détruire. Elle avait reçu le nom de porte Saint Léon  avant celui de Notre-Dame au XIVème siècle. En 1436, les incursions des Anglais avaient obligé de murer cette entrée et d’en détruire l’avant pont. Charles VII, pendant son séjour à Sens, du 11 au 30 août 1437, donna ordre de la démurer et de refaire l’avant pont. En 1794, elle fut «baptisée» porte des Sans-culottes et fut condamnée à la destruction pendant l’hiver 1831-1832 à la suite de délibérations prises par le Conseil municipal le 7 décembre 1831. C’est par cette porte que les archevêques faisaient leur entrée dans leur cité archiépiscopale.

La porte Formau : Elle n’avait que peu d’importance car elle ne s’ouvrait sur aucune route. C’est de la porte Notre-Dame que partaient celles de Troyes et d’Alise. En sortant on trouvait le grand réservoir appelé aujourd’hui le Gué Saint Jean qui alimentait les fossés des eaux empruntés à la Vanne. Les pilastres  qui la remplaçaient furent démolis par décision du Conseil en 1882.

porte-saint-hilaire-cpa-sens-bis.jpgLa porte Saint Hilaire et la tour de la brèche

défendue par les habitants de Courlon lors du siège de la ville par Henri IV en 1590.

(carte postale ancienne)

La porte Saint-Hilaire : C’était une porte secondaire que l’on murait en cas d’attaque. Elle tirait son nom de l’église dédiée à saint Hilaire de Poitiers qui s’élevait derrière l’enceinte.

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La Poterne de Garnier du Pré (carte postale ancienne)

La poterne de Garnier du Pré : Avant 1358, une ruelle portant le nom de cette porte établissait une communication facile pour les habitants avec la Maison-Dieu, bâtie avant 1208 (vers l’actuelle Caisse d’Epargne) et dotée par Garnier du Pré et le couvent des Frères Mineurs, (vers l’ancienne Chambre de Commerce) établis à l’extrémité nord du Faubourg St Pregt.

la-porte-dauphine-coll-sas-bis.jpgLa porte Dauphine (Coll SAS). bis

La porte Saint-Pregts ou Commune, porte Dauphine : l’abbé Rousseau écrit : Pour la force, elle ne cède en rien aux autres. Elle a deux ponts levis qui ont chasqu’un un corps de garde au dessus. Elle est flanquée de deux boulevardz gros et épais qui la couvrent par ses dehors tant du costé du midy que du couchant… On l’appeloit autrefois la porte de St Pregts, à cause qu’elle sert pour aller dans ce faubourg. En 1564, une sentence du baillage de Sens condamna Simon Bobard, geôlier des prisons civiles, à sonner chaque soir, à 9 heures, la cloche de la porte Commune pendant une demi-heure, et les maires et échevins à le tenir clos et couvert en ladite porte et à le fournir de cordes. Les assemblées de la commune étaient annoncées au son de cette cloche et une amende de douze deniers punissait les absents. La porte fut démolie en  1772 pour être remplacée en 1777  par un arc monumental chargé de rappeler le souvenir du Dauphin de France, fils de Louis XV, inhumé dans la cathédrale. L’arc triomphal fut encore appelé porte de la Fraternité en 1848, porte d’Alsace en 1872 avant d’être démoli le 8 février 1882.

la-porte-saint-remy-coll-sas-bis.jpgLa porte Saint Rémy. (Coll SAS) 

La porte Saint Rémy : Elle est ainsi décrite par J. Rousseau : La porte Saint Rémy a retenu ce nom du monastère de St Rémy qui estoit autrefois sur les bordz de ce fossé (emplacement de l’école du Cours Tarbé). Elle n’est porte qu’en de certains temps, car on la mure quand certaines occasions le demandent. Elle est néanmoins porte de la ville faite exprès car elle a deux tourelles à ses deux costés, comme les maîtresses portes. Les restes de cette porte ont disparus en 1830. Le 15 mai de cette année là, le Conseil autorisa le maire de Sens à la faire démolir, ainsi que les tourelles qui l’accompagnaient.

Gérard DAGUIN

Documentation : Bernard Brousse, SAS, Virginie Garret, Cerep 5, rue Rigault Sens. Gustave Julliot, Essai sur l’enceinte de la ville de Sens.

 

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Date de dernière mise à jour : 25/06/2013

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