Des Lieux et des Hommes, la longue marche de l’Eglise réformée à Sens

 En 1536, Jean Calvin publie en latin l’Institution de la Religion Chrétienne. En 1545, le concile de Trente réaffirme les dogmes et la discipline de l’Eglise catholique. Le fossé va s’agrandir entre les deux pensées et la France va basculer dans les  guerres de religions (1562-1598).

A Sens, comme ailleurs, la Réforme avait fait de nombreux adeptes. Ce que voyaient d’un mauvais œil l’archevêque de la ville, le cardinal Louis de Guise et le maréchal de Saint-André, chef catholique et Seigneur de Vallery. Ce dernier sera tué lors de la bataille de Dreux en 1562, et sa veuve, Marguerite de Lustrac, tombera amoureuse de Condé, faisant ainsi passer Vallery, place forte catholique, en un haut lieu de la résistance Huguenote.…

Pour l’heure, à Sens, les protestants peuvent obtenir, d’un moment à l’autre, la majorité dans l’élection des fonctionnaires municipaux car ils comptent en leur rang quatre conseillers : Hodoard, Boulanger, Pailly et Maslard, le procureur du roi, Jacques Penon, l’avocat du roi, Gibier, le Prévost Claude Gouste et un certain nombre d’avocats.

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Château des Condé à Vallery, de nos jours (photo J-Y P L.)

De plus, l’édit promulgué en 1561 par Catherine de Médicis les autorise à célébrer leur culte en dehors des villes, ce qui leur permet de passer de l’ombre à la lumière. Ceux de Sens achetèrent un terrain, y bâtirent leur temple et s’y réunissaient contre l’avis du Bailly de l’archevêque, Robert Hémard, évincé par leurs votes de la mairie. Sous prétexte d’agitation populaire, il prépara un massacre qui eut lieu le 12 avril 1562 éliminant ainsi les Huguenots de la ville. Sens était catholique et voulait le rester.

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