La cathédrale retrouve son visage historique

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La cathédrale Saint Etienne, on le sait, n’a jamais été terminée. Il lui manque une tour. Cet affront des temps va être réparé dans les mois à venir, sous la pression des monuments historiques.

Un coût supplémentaire dans un climat budgétaire délicat. Surtout que des expulsions sont envisagées pour dégager le site.

Il y a quelques mois, l’étude et possibilité de réaliser un tel projet, avaient été confiées à deux architectes nivernais, Michel Fleurier et Hervé Whitereed, spécialisés dans la reconstruction des monuments historiques. Ces deux génies de l’architecture ancienne ont déjà à leur actif le désensablement de la pyramide de Khéops en Egypte, la remise en culture des Jardins suspendus de Babylone, la restauration de la statue de Zeus à Olympie, la reconstruction du Temple d’Artémis à Ephèse, la réhabilitation du Tombeau de Mausole à Halicarnasse,  la réédification du Colosse de Rhodes ainsi que celle du Phare d’Alexandrie au Caire.

« Tout d’abord, précise Michel Fleurier,  nous devions nous assurer de pouvoir retrouver les mêmes matériaux, notamment les pierres qui proviennent de la carrière de Saint Leu d’Esserent dans l’Oise, ce qui nous a été confirmé par le maire de la commune. Les plans originaux de Guillaume de Sens ayant disparus, il nous fallait les refaire en copiant exactement la tour existante. Et surtout, nous avons du vérifier que l’assise Nord allait pouvoir supporter une nouvelle charge. En fait, nous n’allons pas reconstruire le campanile qui est là, planté comme une verrue sur le nez de Cyrano, mais plutôt le supprimer sur la tour existante, pour donner aux tours une parfaite juméillité ». Mais le projet reconnu ne s’arrête pas là, comme tient à l’expliquer Hervé Whitereed : «La cathédrale et le Palais synodal me semblait enfermés, recroquevillés sur eux-mêmes, étouffés, manquant d’air. C’est pourquoi j’ai demandé et obtenu que l’on puisse abattre les deux pâtés de maisons à droite et à gauche de la place St Etienne pour que l’espace ainsi dégagé, du début de la rue de la Résistance à la Place Drapès, soit transformé en square public laissant à la vue de tous le Palais à droite et la maison des chanoines à gauche, cachée pour l’instant par le mur de la rue des quatre vents ».

Le début des travaux est programmé pour le début du printemps prochain. A moins que d’ici là….

Alcide URICK

 

Le Premier avril 2013 !

 

Date de dernière mise à jour : 02/04/2013

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