De Beaurepaire à Paul Bert

Rue Beaurepaire

BEAUREPAIRE (Nicolas-Joseph, Vicomte De), né à Coulommiers le 7 janvier 1740, avait été lieutenant dans les carabiniers avant la révolution de 1789.

Élu chef du premier bataillon de Maine-et-Loire, il commandait la ville de Verdun lorsque cette place fut sommée de se rendre par le duc de Brunswick, le 31 août 1792.

Le conseil de défense, composé de municipaux et d'autres habitants influences par la peur et par des intrigues, proposa de rendre la ville, sans attendre qu'elle fût sérieusement attaquée.

Des groupes parcouraient les rues et les places publiques en demandant à grands cris que l'on capitulât sans nul délai. La garnison brûlait de combattre;

elle était déterminée à opposer une vigoureuse résistance. Le commandant Beaurepaire partageait son dévouement.

Il s'était hâté d'aller exprimer au conseil et à la municipalité la généreuse résolution de la garnison et de la plus grande partie de la garde nationale. Vainement il annonça que la ville serait courue, que l'armée nationale serait bientôt sous ses remparts, qu'il suffirait de contenir l'ennemi par une courte résistance.

Le conseil persista dans sa détermination. « Eh bien ! s'écria l'intrépide et loyal commandant, je fais le serment de mourir plutôt que de me rendre.

Survivez, vous, à votre honte et à votre déshonneur, puisque vous le voulez; mais, moi, je reste fidèle à mon serment. Voilà mon dernier mot : je meurs libre. » Et il se brûla la cervelle. L'ennemi prit possession de Verdun, mais il en fut bientôt chassé par l'armée nationale.

L'action héroïque de Beaurepaire ne resta pas sans récompense. Les théâtres se disputèrent l'honneur de célébrer son apothéose. La Mort de Beaurepaire fut représentée sur les théâtres de la capitale et des départements.

La Convention décréta que son corps serait transporté au Panthéon, et qu'on graverait sur son tombeau cette inscription : « Beaurepaire aima mieux mourir que de capituler avec les tyrans. » Une pension fut accordée à sa veuve, et une section de Paris adopta le nom de Beaurepaire, qui est restée à une des rues du quartier Montmartre.  

Peinture de Monvoisin Raymond Quinsac

Pour en savoir plus, consultez les sites suivants:

http://books.google.fr/books?id=uJoyrkddMgMC&pg=PA678&dq=Nicolas+Joseph+Beaurepaire+verdun&hl=fr&ei=SmmCTb3kE5K_4gaPuOz4CA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CDUQ6AEwAQ#v=onepage&q=Nicolas%20Joseph%20Beaurepaire%20verdun&f=false

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas-Joseph_Beaurepaire

 

Rue Paul Bert

Paul Bert, né à Auxerre en 1833
Décédé à Tonkin le 11 novembre 1886

Un bien curieux personnage que ce Paul Bert.

Curieux, attachant et surtout brillant.

Il naît à Auxerre le 19 octobre 1833. Son père, Joseph, est avoué avant de devenir conseiller à la Préfecture de l’Yonne, et la famille est aisée. Il a un frère aîné, Jules, de dix ans plus âgé que lui qui poursuit des études de droit quand il meurt à 23 ans d’une phtisie galopante.

Ce drame fait de lui un fils unique auquel ses parents n’osent rien refuser.

« Son tempérament impétueux mit bien souvent à l’épreuve la patience de sa mère. Elle lui donnait sans cesse en exemple son frère Jules, bien en vain. Les rapports de Paul avec son père furent, par contre, rarement marqués d’affection. Ils étaient également autoritaires, et Joseph Bert n’aimait pas qu’on lui résistât, ce dont son fils, il faut l’avouer, ne se privait guère. »

A 19 ans, Paul Bert, monte à Paris entreprendre des études supérieures. Il s’inscrit tout d’abord dans une école préparatoire pour se présenter au concours d’entrée à l’Ecole Polytechnique.

Lire la suite de cet article sur le site

http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/2011/01/21/paul-bert-et-arcachon/

Photos du site :


Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny)

représentant à l'Assemblée nationale en 1872 et député de 1876 à 1886, né à Auxerre (Yonne), le 19 octobre 1833, mort à Hanoï (Tonkin), le 11 novembre 1886, après avoir fait ses études à Auxerre, suivit à Paris les cours de l'Ecole de droit et de l'Ecole de médecine, fut reçu licencié en droit, puis docteur en médecine (1864) et docteur ès sciences naturelles deux ans après. Il fut préparateur du cours de Claude Bernard au Collège de France, nommé professeur à la Faculté des sciences de Bordeaux, suppléant de Flourens au Muséum, et professeur de physiologie à l'Ecole pratique des hautes études à Paris (décembre 1869). Pour ses remarquables travaux sur l'influence de l'air comprimé sur les fermentations, et sur les conditions de la vie humaine à différentes altitudes, il reçut, en 1875, de l'Académie des sciences, le grand prix de 20,000 francs. Il était entré dans la vie politique, après le 4 septembre 1870, comme secrétaire général de la préfecture de l'Yonne, et avait été nommé, le 15 janvier 1871, préfet du Nord, poste qu'il occupa moins d'un mois, ayant démissionné au moment où Gambetta, qui l'avait fait nommer, quittait le ministère de l'Intérieur et de la Guerre. Paul Bert, qui avait décliné la candidature aux élections du 8 février suivant, obtint néanmoins dans l'Yonne 10,828 voix.

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Elu dans l'Yonne, aux élections d'octobre 1885, au 2e tour de scrutin, le 4e sur 6, par 53,253 voix sur 86,690 votants et 109,551 inscrits, également élu dans la Seine, il opta pour son département d'origine. Il parla encore, en décembre, en faveur des crédits demandés pour le Tonkin, et fut nommé par M. de Freycinet, le 31 janvier 1886, résident général dans cette colonie et s'embarqua à Marseille le 14 février. Il s'occupait activement sur place de la réorganisation des services multiples de la colonie, lorsqu'il fut emporté par le choléra, le 11 novembre. Il avait été élu membre de l'Académie de médecine, le 3 avril 1882.

Pour lire l'article complet cliquez sur le lien :

http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=718



Date de dernière mise à jour : 03/03/2012

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